Ce vendredi 16 octobre, c’est la Journée mondiale de la colonne vertébrale. Le rendez-vous est porté chaque année par la Fédération mondiale de chiropraxie pour rappeler une évidence que l’on oublie vite : notre dos travaille toute la journée, et la meilleure façon d’en prendre soin n’est pas toujours celle qu’on croit. À Chambéry comme ailleurs, c’est l’occasion de faire le point sur les bons réflexes, en s’appuyant sur ce que disent les autorités de santé.
Plan de l'article
Une journée pour remettre le dos au centre #
La Fédération mondiale de chiropraxie, qui coordonne l’événement, le présente comme une journée de sensibilisation à la santé de la colonne, à la prévention et à l’accès aux soins. Sa campagne 2026 s’intitule « Spine Health for Life », la santé du dos tout au long de la vie. L’organisation y rappelle que les douleurs rachidiennes concernent une part considérable de la population mondiale et figurent parmi les premières causes d’incapacité.
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Derrière ces formules, un constat simple : le mal de dos n’est pas une affaire de quelques malchanceux. C’est un problème courant, qui touche aussi bien les actifs assis toute la journée que les travailleurs manuels, les sportifs du week-end ou les seniors.
Le mal de dos, un passage presque obligé #
En France, la page de l’Assurance Maladie consacrée à la lombalgie donne la mesure du phénomène : 84 % des personnes ont eu, ont ou auront une lombalgie. Le plus souvent, il s’agit d’une lombalgie dite commune, c’est-à-dire sans maladie sous-jacente, par opposition aux lombalgies liées à une scoliose, une fracture, une infection ou une autre pathologie.
L’Assurance Maladie insiste sur un point qui rassure : l’intensité de la douleur n’est pas liée à la gravité. Un lumbago peut faire très mal sans traduire une lésion sérieuse. Et souvent, aucun mouvement précis n’est en cause : le blocage survient sans « faux mouvement » identifiable.
Les facteurs qui pèsent sur le dos
Parmi les facteurs de risque cités figurent l’âge, la sédentarité, la station assise prolongée, les chutes, les vibrations du corps entier et une activité physique excessive ou déséquilibrée au travail. Des facteurs psychosociaux entrent aussi en jeu : monotonie des tâches, insatisfaction professionnelle ou manque de reconnaissance favorisent le passage à la douleur chronique.
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Le bon réflexe : bouger, pas s’aliter #
C’est le message central de l’Assurance Maladie, résumé dans sa page « le bon traitement, c’est le mouvement » : le repos au lit n’est pas recommandé en cas de lombalgie, car il risque de prolonger la douleur. Il vaut mieux reprendre ses activités quotidiennes dès que possible, sans forcer. Comme le dit la page, faire un peu, c’est déjà mieux que rien du tout.
Il n’existe pas de programme d’exercices miracle. Les gestes ordinaires du quotidien, réalisés en douceur, sont déjà bénéfiques. Pour aller plus loin, l’Assurance Maladie propose l’application gratuite Activ’Dos, avec des exercices à faire chez soi, au travail ou en déplacement.
Casser la sédentarité au bureau
La prévention passe d’abord par une activité physique régulière et moins de temps assis. L’Assurance Maladie conseille de couper les longues périodes assises ou allongées en marchant et en s’étirant au bout de deux heures environ. Au bureau, cela peut être aussi simple que se lever pour téléphoner, prendre l’escalier ou faire quelques pas après une réunion.
Profiter de l’automne savoyard pour se remettre en mouvement #
À Chambéry, l’automne offre un terrain idéal pour reprendre de bonnes habitudes : balades sur les berges de la Leysse, sentiers des hauteurs alentour ou tour du lac du Bourget à vélo pour les plus motivés. L’essentiel est de choisir une activité qu’on aime et qu’on peut tenir dans la durée, en adaptant l’effort à ses capacités et en s’échauffant avant.
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Le dos s’entretient comme le reste du corps : par la régularité plus que par l’intensité. Mieux vaut trente minutes de marche plusieurs fois par semaine qu’une grosse sortie isolée suivie de courbatures.
Quand consulter ? #
Si la douleur persiste, s’aggrave ou s’accompagne de symptômes inhabituels, le premier interlocuteur reste le médecin traitant, qui pourra adapter la prise en charge et orienter vers d’autres professionnels si besoin. En cas d’arrêt de travail prescrit, l’Assurance Maladie précise que le médecin réévalue la situation au bout de cinq jours. Le médecin du travail peut aussi aider à aménager le poste ou à organiser une reprise progressive.
L’ostéopathie fait partie des approches vers lesquelles se tournent de nombreux Savoyards souffrant du dos. Elle s’inscrit dans un parcours qui ne remplace pas l’avis médical, et qui fonctionne d’autant mieux que le patient reste actif entre les séances.
Questions fréquentes #
Quand a lieu la Journée mondiale de la colonne vertébrale ?
Chaque année le 16 octobre. Elle est coordonnée par la Fédération mondiale de chiropraxie.
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Faut-il rester allongé en cas de lumbago ?
Non. L’Assurance Maladie indique que le repos au lit n’est pas recommandé et conseille de reprendre ses activités dès que possible, sans forcer.
Le mal de dos est-il fréquent ?
Oui : selon l’Assurance Maladie, 84 % des personnes ont eu, ont ou auront une lombalgie au cours de leur vie.




