La hernie discale et les lombalgies récurrentes

 

MON APPROCHE DE LA HERNIE DISCALE

ET DES LOMBALGIES RECCURENTES

 

UNE RECHERCHE PERSONNELLE NEE DE CONSTATS ET DE REALITES QUOTIDIENNES

 

  • A l'heure actuelle et depuis longtemps, pour l'académie de médecine, il n'existe que 2 possibilités de traitement pour une hernie discale lombaire:

 

​​​     -  Ou elle est paralysante et l'on intervient chirurgicalement

    - Ou la chirurgie n'est pas envisagée et le traitement reste médical, et consiste en l'association anti-inflammatoires (sous toutes les formes)-antalgiques-myorelaxants.

 

C'est un traitement qui joue sur la douleur, les contractures et l'inflammation. Mais il n'intervient pas directement sur la restructuration du matériel discal (qui se fera, ou non, au bénéfice du temps). On n'agit que sur les symptômes.

 

  • Historiquement et culturellement, l'enseignement ostéopathique invite le futur praticien ostéopathe à ne pas intervenir directement, mais à distance de la lésion. C'est une attitude sage, mais d'une efficacité relative face à un patient abandonné à ses douleurs.
  • De manière habituelle, l'ostéopathie complémente facilement les autres types de traitement, y compris le traitement chirurgical, agit en tant qu'adjuvant d'autres approches, mais n'apporte pas de soin spécifique du disque.
  • Intervenir ostéopathiquement présumerait de respecter strictement des règles contraignantes: pas de manipulations en rotation, respect de la non-douleur, choix des techniques employées en fonction du tableau clinique présent, etc...

 

L'IDEE DE CREER UNE AUTRE APPROCHE

 

  • Le constat est flagrant: jusqu'aujourd'hui, dans l'ensemble de l'arsenal thérapeutique, médical ou non, il n'existe pas à ma connaissance d'approche mécanique cohérente pour le traitement d'une hernie discale
  • Pourtant le fonctionnement du disque est régi d'une part par les lois mécaniques des fibro-cartilages, et d'autre part par la mécanique des fluides. (contenu liquidien du disque) 
  • J'ai longtemps cheminé dans l'idée qu'il fallait essayer de sauvegarder la matière discale, ce qui m'a amené à mettre au point des techniques que j'ai nommé "techniques de décompression", qui vont tenter de ramener physiquement le disque au plus proche de sa structure primitive.
  • Un disque est une structure qui vit. Il se rempli et se vide d'un liquide qui le nourrit, et  assure ses capacités de déformations physiologiques et sa fonction d'amortisseur.
  • Un disque altéré est non seulement réduit dans ces fonctions, mais n'a plus la capacité de se régénérer normalement. Il dégénère doucement, même si ce phénomène reste indolore.
  • A l'occasion de mesures effectuées dans le cadre de la compréhension de la déformation scoliotique, les chercheurs se sont aperçus que chez un homme adulte sans pathologie, il pouvait y avoir une différence de 4 centimètres entre la taille du corps prise le matin et le soir. Ce qui témoigne d'une physiologie de remplissage-vidage des disques intervertébraux chez l'homme.

 

DES TECHNIQUES EFFICACES, INDOLORES APPLIQUEE EN TOUTE INOCUÏTE

 

  • Depuis 1996, j'ai mis cette pratique en usage quotidien dans mes soins, et l'efficacité et la rapidité de réponse du système n'est plus à démontrer.
  • Ces techniques, (qu'on peut comparer aux ajustages directs -en langage ostéopatique-),  sont, la plupart du temps complètement indolores, et peuvent être utilisées dans quasi totalité des cas car le travail étant effectué dans l'axe longitudinal du corps, aucune contrainte mécanique n'est exercée, ni sur le disque, ni sur les autes articulations.
  • L'emploi de ces techniques nécessite par contre un geste juste et précis. Dans le cas contraire, il reste tout au plus inéfficace mais jamais douloureux, ni dangereux. L'imprécision dans le soin n'est pas dommageable physiquement.
  • Après un premier temps pendant lequel j'ai restreint son usage thérapeutique aux seules hernies discales, j'ai rapidement étendu cette pratique à l'ensemble des lombalgies, même anciennes et réccurentes, avec un succés étonnant.
  • Ainsi à l'heure actuelle, ces techniques ont remplacé mon ancienne "boite à outil ostéopathique", et sont facilement vécues par les patients, d'autant plus que généralement elles ont un effet immédiat, suivi d'effets réparateurs nets à moyen et long terme. 

 

INTERÊT DE CETTE APPROCHE

 

  1. ​Une méthode rapide et efficiente: le protocole actuel appliqué pour le traitement d'une hernie discale récente est réparti sur 3 séances:
  • 1 première séance
  • La 2ème, 3 semaines après la 1ère
  • La 3ème séance, 2 mois après la 2ème.Ces techniques n'ont plus à prouver leur efficacité, et ceci en un temps record quand on sait qu'une restructuration discale s'effectue en moyenne sur 18 mois  (2 à 3 séances réparties généralement sur 3 mois)
  • Une séance de contôle par an est conseillée pour la suite
  1. Un avenir moins compromis pour l'appareil discal: 
  • J'ai parfois revu des patients quelques années après pour d'autres raisons, et l'examen de leur nouvel IRM révélait, à la place de l'ancienne hernie, un disque presque normal, avec une cicatrice évidente.
  1. Ces techniques peuvent remplacer intégralement les techniques structurelles (celles qui craquent) que l'ostéopathie utilise depuis sa création.
  2. Elles peuvent être appliquées sans complication, et avec un peu de dextérité, dans les suites à moyen et long terme d'interventions chirurgicales de type cure d'hernie discale ou athrodèse vertébrale lombaire. 
  3. En fonction du degré d'ancienneté de la pathologie vertébrale, il est parfois conseillé de prolonger le traitement par le soutien d'une kinésithérapie type méthode Mézière ou RPG.
  4. Il n'est pas rare, par la suite, de pouvoir accompagner la personne dans un processus de reprise de l'activité physique soutenue, voire une ré-athlétisation.

 

LES LIMITES 

  1. ​Ces techniques ne s'appliquent avec efficacité qu'à la colonne lombaire.
  2. Pour ce qui concerne les hernies discales, plus celles-ci sont postérieures, plus l'efficacité thérapeutique est vérifiée et spectaculaire.
  3. Les résultats sont à relativiser pour les hernies foraminales qui reste plus difficiles à atteindre. Celles qui s'accompagnent de coulées fibreuses demeurent souvent opératoires.
  4. Il est évident que tout traitement d'une quelconque anomalie discale doit être automatiquement précédée d'une imagerie permettant de déterminer les axes de déformation: I.R.M. ou scanner, pour pouvoir y apporter une correction spécifique (Le disque intervertébral étant composé de cartilage et d'eau, il reste invisible à la radiographie conventionnelle.)
  5. Toute approche thérapeutique présente un plancher et un plafond:​ 

Dans ce cas de figure, le plancher est représenté par le nombre de séances: en effet, si le nombre moyen de séances est de 2 à 3, il est cohérent d'en pratiquer un minimum de 2 pour une nécessité de suivi.

              - Le plafond est représenté par l'ancienneté des lésions, la présence de calcifications discales ou l'arthrose majeure des systèmes en présence.

              - Néanmoins, il est rare que même dans les cas extrèmes, on ne puisse pas apporter une amélioration du tableau à cours et moyen terme.

              - La présence de spondylolisthésis et surtout d'antélisthésis rend techniquement la correction plus difficile, mais un peu de patience et de finesse technique débouche la plupart du temps sur un succès thérapeutique.

 

RESULTATS

          Depuis 1996, il est difficile d'apporter une certitude au sens scientifique du terme (car l'ostéopathie ne bénéficie pas encore aujourd'hui de moyens cohérents de recherche et d'expérimentation reconnus au sens où la faculté de médecine les envisage).

          Néanmoins, je peux attester de la disparition des douleurs dans 95% des cas dans le cadre de soins de hernies discales récentes, ainsi que de la reprise des activités normales, voire sportives pour les plus jeunes dans la même proportion.

         Selon l'ampleur du dégat discal et l'activité du patient, la difficulté de réhabilitation du système nécessite parfois un suivi annuel (1séance/an voire 2)

         Les imageries réalisées ultérieurement montrent souvent une disparition totale de la hernie, avec une reconstruction cicatricielle (c'est à dire non ad integrum) du disque.  Ceci correspond aussi à la réparation spontanée du disque, décrite en 1992 par la neuro chirurgie Lyonnaise, qui s'effectue sur 18 mois.

         Si dans les deux cas le disque se "répare", la sédation douloureuse apportée par ces techniques est très rapide.

         La qualité des réponses du système vertébral à ces techniques m'a amené à dépasser progressivement le domaine restreint des hernies discales, et envisager avec un étonnant succès celui de la pathologie fonctionnelle dégénénérative.

   

CONCLUSION

     Si ces techniques n'ont plus besoin de prouver leur efficacité, il n'en demeure pas moins que dans notre système de reconnaissance scientifique, elles doivent passer par les fourches caudines de l'accréditation de la faculté de médecine. Ce sera pour après-demain.......

     Pourtant elles permettent de retrouver rapidement une capacité fonctionnelle permettant un retour à une activité normale.

     Elles ont l'avantage de recouvrer une normalité fonctionnelle avec le minimum de soins, de support médicamenteux et d'arrêt de travail. 

     Par delà, ce type de soins pourrait représenter, pour les contribuables que nous sommes, un traitement à la fois efficace, et d'un coût extrêmement réduit pour la société civile. (A condition qu'elle en accepte la prise en charge....) 

    On pourrait aussi envisager de mettre ces techniques au service du plus grand nombre, par exemple dans le cadre du dépistage et traitement des troubles musculo-squelettiques dans les grandes entreprises.

                   Une idée à suivre....