La hernie discale et les lombalgies récurrentes

 

Mon approche personnelle de la hernie discale et des lombalgies récurrentes 

 

CONSTAT et HISTORIQUE

  • Historiquement et culturellement, l'enseignement invite le praticien Ostéopathe à ne pas intervenir directement, mais à distance de la lésion. Ce qui est peut-être sage, mais laisse le patient un peu laissé pour compte face à ses douleurs.
  • D'une manière générale, l'ostéopathie complémente facilement les autres traitements usuels, y compris le traitement chirurgical, à condition d'appliquer des règles strictes: pas de manipulations en rotation, respect de la non-douleur, choix des techniques employées, etc...
  • L'approche mécanique et fonctionnelle de l'ostéopathie reste en général le parent pauvre de l'arsenal thérapeutique. Pourtant, face à une hernie discale, elle est capable de se révéler un atout majeur, (même en cas de douleur importante).​

 

  • L'expérience des tourments et du désarroi des personnes souffrant de hernie discale m'a amené à mettre au point au fil des années des techniques que j'ai nommé "techniques de décompression", ayant le mérite d'être efficaces rapidement, et ce, sans aucun danger ni douleur de traitement.
  • Le principe en est simple: plus un disque intervertébral souffre d'hyper-pression moins il est en capacité de se régénérer en eau et en substances nutritives, ce qui le conduit progressivement à sa dégénérescence.

 

  • L'usage thérapeutique que j'en ai fait, (depuis 1996), dans un premier temps, appliquée exclusivement dans le domaine des corrections d'hernies discales, m'a rapidement permis d'étendre l'emploi de ces techniques dans la plupart des colonnes lombaires vieillissantes, qui s'accompagnent de dégénérescence discale.
  • Ainsi à l'heure actuelle, l'emploi de ces techniques remplace quotidiennement de manière peut-être plus efficace et tout au moins plus indolore, les techniques structurelles communément utilisées depuis que l'ostéopathie existe (celles qui "craquent").

 

INTERÊT DE CETTE APPROCHE

  1. ​Ces techniques n'ont plus à prouver leur efficacité, et ceci en un temps record quand on sait qu'une restructuration discale s'effectue en moyenne sur 18 mois  (2 à 3 séances réparties généralement sur 3 mois)
  2. Elles sont appliquées sans douleur, sans effets secondaires et en toute innocuité
  3. Elles peuvent être appliquées sans complication, et avec un peu de dextérité, dans les suites à moyen et long terme d'interventions chirurgicales de type cure d'hernie discale ou athrodèse vertébrale lombaire. 
  4. Elles occupent un rôle majeur dans la récupération de l'état vertébral.
  5. Selon de degré d'ancienneté de la pathologie vertébrale, il est parfois conseillé de prolonger le traitement par le soutien ed'un kinésithérapie type méthode Mézière ou RPG.
  6.  Il n'est pas rare par la suite de pouvoir accompagner la personne dans un processus de reprise de l'activité physique soutenue, voire une ré-athlétisation.

 

LES LIMITES 

​     Ces techniques ne s'appliquent avec efficacité qu'à la colonne lombaire.

     Pour ce qui concerne les hernies discales, plus celles-ci sont postérieures, plus l'efficacité thérapeutique est vérifiée et spectaculaire. Les résultats sont à relativiser pour les hernies foraminales qui reste plus difficiles à atteindre. Celles qui s'accompagnent de coulées fibreuses demeurent souvent opératoires.

     Il est évident que tout traitement d'une quelconque anomalie discale doit être automatiquement précédée d'une imagerie permettant de déterminer les axes de déformation: I.R.M. ou scanner, pour pouvoir y apporter une correction spécifique (Le disque intervertébral étant composé de cartilage et d'eau, il reste invisible à la radiographie conventionnelle.)

          Toute approche thérapeutique présente un plancher et un plafond:​

              - Dans ce cas de figure, le plancher est représenté par le nombre de séances: en effet, si le nombre moyen de séances est de 2 à 3, il est cohérent d'en pratiquer un minimum de 2 pour une nécessité de suivi.

              - Le plafond est représenté par l'ancienneté des lésions, la présence de calcifications discales ou l'arthrose majeure des systèmes en présence.

Néanmoins, il est rare que même dans les cas extrèmes, on ne puisse pas apporter une amélioration du tableau à cours et moyen terme.

               - La présence de spondylolisthésis et surtout d'antélisthésis rend techniquement la correction plus difficile, mais un peu de patience et de finesse technique débouche la plupart du temps sur un succès thérapeutique.

 

RESULTATS

          Depuis 1996, il est difficile d'apporter une certitude au sens scientifique du terme (car l'ostéopathie ne bénéficie pas encore aujourd'hui de moyens cohérents de recherche et d'expérimentation reconnus au sens ou la faculté de médecine les envisage).

          Néanmoins, je peux attester de la disparition des douleurs dans 95% des cas dans le cadre de soins de hernies discales récentes, ainsi que de la reprise des activités normales, voire sportives pour les plus jeunes dans la même proportion.

         Selon l'ampleur du dégat discal et l'activité du patient, la difficulté de réhabilitation du système nécessite parfois un suivi annuel (1séance/an voire 2)

         Les imageries réalisées ultérieurement montrent souvent une disparition totale de la hernie, avec une reconstruction cicatricielle (c'est à dire non ad integrum) du disque.  Ceci correspond aussi à la réparation spontanée du disque, décrite en 1992 par la neuro chirurgie Lyonnaise, qui s'effectue sur 18 mois.

         Si dans les deux cas le disque se "répare", la sédation douloureuse apportée par ces techniques est très rapide.

         La qualité des réponses du système vertébral à ces techniques m'a amené à dépasser progressivement le domaine restreint des hernies discales, et envisager avec un étonnant succès celui de la pathologie fonctionnelle dégénénérative.

   

CONCLUSION

     Si ces techniques n'ont plus besoin de prouver leur efficacité, il n'en demeure pas moins que dans notre système de reconnaissance scientifique, elles doivent passer par les fourches caudines de l'accréditation de la faculté de médecine. Ce sera pour après-demain.......

     Pourtant elles permettent de retrouver rapidement une capacité fonctionnelle permettant un retour à une activité normale.

     Elles ont l'avantage de recouvrer une normalité fonctionnelle avec le minimum de soins, de support médicamenteux et d'arrêt de travail. 

     Par delà, ce type de soins pourrait représenter, pour les contribuables que nous sommes, un traitement à la fois efficace, et d'un coût extrêmement réduit pour la société civile. (A condition qu'elle en accepte la prise en charge....)